23 novembre 2009
Libre arbitre
Le Divin peut conduire, mais il ne contraint pas. Tout être mental nommé "homme" est laissé intérieurement libre de donner son assentiment à la direction du Divin ou de ne pas le donner ; sinon, comment lui serait-il possible d’effectuer une véritable évolution spirituelle ?
Sri Aurobindo -- Lettres sur le Yoga - tome III-page 111
15 novembre 2009
EVOLUTION
L’âme dans l’homme n’apparaît pas tout d’abord comme entièrement distincte du mental et de la vie mentalisée ; ses opérations semblent être des activités mentales et émotives ; l’être mental humain n’est pas conscient de l’existence d’une âme qui se tient derrière le mental, la vie et le corps, et s’en détache, qui voit, dirige et modèle leur action et leur formation ; mais à mesure que progresse l’évolution intérieure, c’est précisément ce qui peut et doit arriver, et ce qui arrive en fait – c’est la prochaine étape, longtemps retardée mais inévitable, de notre destinée dans l’évolution.
Sri Aurobindo – La Vie Divine - II - 24
26 octobre 2009
Faire le vide
Le vide est en général l’effet d’un déblaiement complet ou partiel de la conscience. La conscience devient, tout entière ou en partie, comme une coupe vide dans laquelle peut se déverser quelque chose de nouveau. Le vide le plus élevé est la pure existence du moi où toute manifestation peut se produire. Sri Aurobindo -- Lettres sur le Yoga - tome IV – page 140
21 octobre 2009
Cible
L’aspiration doit avoir pour objet la pleine descente de la Vérité et sa victoire sur le mensonge dans le monde. Sri Aurobindo -- Letres sur le Yoga -- tome III-page 72
11 octobre 2009
Perplexité
Les hommes ne se connaissent pas eux-mêmes et n’ont pas appris à distinguer les différentes parties de leur être ; d’ordinaire, ils les réunissent en bloc sous le nom de mental, parce que c’est par la voie d’une perception et d’une compréhension mentales ou mentalisées qu’ils les connaissent ou les sentent. C’est pourquoi ils ne comprennent pas leurs propres états de conscience, leurs propres actions, ou en tout cas ils ne les comprennent que superficiellement. Devenir conscient de la grande complexité de notre nature, voir les différentes forces qui la font mouvoir, établir le contrôle de la connaissance directrice, sont autant d’éléments fondamentaux du yoga. Nous sommes composés de nombreuses parties, et chacune apporte sa part au mouvement total de notre conscience, de notre pensée, notre volonté, nos sensations, sentiments et actions. Mais nous ne voyons ni l’origine ni la trajectoire de ces impulsions : nous percevons seulement leurs résultats de surface, confus et pêle-mêle, et nous ne savons rien leur imposer de mieux qu’un ordre précaire et changeant tout au plus. Le remède ne peut venir que des parties de l’être déjà tournées vers la lumière. Appeler et faire descendre en soi la lumière de la Conscience divine, faire passer l’être psychique au premier plan, allumer une flamme d’aspiration qui éveillera spirituellement le mental extérieur et embrasera l’être vital, telle est la solution. Sri Aurobindo -- Lettres sur le Yoga -- tome II – page 1
08 août 2009
Deux approches
Si la connaissance n’est que conceptuelle, c’est une philosophie, une construction intellectuelle, non pas une connaissance et une vision spirituelle, non pas un état de conscience spirituel. La vision spirituelle de Dieu et du monde n’est pas qu’idéative, pas même principalement ou d’abord idéative. C’est une expérience directe, et aussi réelle, vivante, proche, constante, effective, intime que le sont pour le mental sa vision et sa perception sensorielles des images, des objets et des personnes. C’est seulement le mental qui pense que Dieu et l’esprit sont des conceptions abstraites qu’il ne peut visualiser ni se représenter autrement que par des mots et des noms, des images et des fictions symboliques. L’esprit voit l’esprit, la conscience divinisée voit Dieu aussi directement et plus directement, aussi intimement et plus intimement que la conscience corporelle voit la matière. Elle voit, perçoit, pense, sent le Divin. Sri Aurobindo - Essai sur la Guîtâ - tome II - pages 129-130
23 juillet 2009
Décrochage
La conscience n’est pas, par nature, détachée des activités mentales et autres. Elle peut en être détachée comme elle peut s’y absorber. Dans la conscience humaine, en règle générale, elle y demeure absorbée ; mais elle a élaboré le pouvoir de s’en détacher, ce dont la création inférieure semble incapable. A mesure que la conscience se développe, ce pouvoir de détachement se développe aussi.
Sri Aurobindo - Lettres sur le Yoga - tome III - page 213
11 juillet 2009
Service
Si l’on sent que les êtres humains sont proches et le Divin lointain, et si l’on cherche le Divin par le service et l’amour des êtres humains, et non directement par le service et l’amour du Divin, alors le principe que l’on suit est erroné, car c’est le principe de la vie mentale, vitale et morale, non de la vie spirituelle.
Sri Aurobindo - Lettres sur le Yoga - tome IV - page 59
05 juillet 2009
Au-delà du Mental
Les théories mentales n’ont pas une importance capitale, car le mental façonne ou accepte les théories qui soutiennent l’orientation de l’être. Ce qui importe, c’est cette orientation et l’appel en vous. Savoir qu’il y a une Existence, une Conscience et une Béatitude suprêmes, et qu’elles ne sont pas simplement un nirvana négatif ou un absolu statique et amorphe, mais qu’elles sont dynamiques ; percevoir qu’elles peuvent être réalisées, non seulement au-delà mais ici même, et par suite accepter le vie divine pour but du yoga, tout cela n’appartient pas au mental. Ce n’est pas une question de théorie mentale (bien que cette façon de voir puisse se soutenir intellectuellement aussi bien qu’une autre, sinon mieux), mais d’expérience, et avant que l’expérience ne vienne, de foi de l’âme qui entraîne l’adhésion du mental et de la vie. Sri Aurobindo - Lettres sur le Yoga - tome III - page 50
03 juillet 2009
Une nécessité
De toute évidence, les activités et les aspirations des hommes ne sont pas insignifiantes et sans valeur, puisque la vie tout entière est une croissance de l’âme qui sort de l’obscurité pour aller vers la Lumière. Mais selon notre manière de voir, l’humanité ne saurait sortir de ses limitations par les moyens qu’adopte d’ordinaire le mental humain : politique, réformes sociales, philanthropie, etc. ; ceux-ci ne peuvent être que des palliatifs temporaires ou locaux. La seule véritable issue est une transformation de la conscience en une manière d’être plus grande, plus vaste, plus pure, et une vie, une action fondées sur cette transformation. Sri Aurobindo - Lettres sur le Yoga - tome III - page 59







